Poste frontalier d'Armstrong

Armstrong

Situé sur la route 173, à la frontière canado-américaine, le poste frontalier d'Armstrong est la porte d'entrée au pays de plus de 150 000 véhicules annuellement. Le projet consistait à remplacer le bâtiment existant par un nouveau complexe de 1 850 m2 et constitué de trois édifices reliés entre eux par des marquises d'inspection.

Le principal défi consistait à concevoir un édifice avec une architecture accueillante sur toutes les façades et dégageant une image symbolique forte malgré la fonction austère du complexe.  Pour y arriver, un parement demi-rond en cèdre a été privilégié comme revêtement extérieur, rappelant ainsi les chalets en bois rond. À l’intérieur, une structure en bois laissée apparente, composée notamment de poutres en lamelles de bois orientées et d’un pontage en madriers, rend les lieux plus chaleureux et invitants.

Le projet devait également être une vitrine de développement durable afin de répondre à la politique canadienne en la matière. Il intègre ainsi des éléments tirés du programme LEED tels que l'économie d'énergie, la réduction des incidences environnementales, l'adaptabilité et la durabilité du bâtiment ainsi que la réduction des frais d'exploitation et d'entretien. Le concept architectural a également permis de favoriser l'éclairage et la ventilation naturelle, de favoriser les gains solaires en hiver et de contrôler les gains solaires en été. Finalement, considérant le climat rude, l'absence de réseau de gaz naturel et la capacité électrique réduite, le projet devait avoir une très bonne performance énergétique. Ainsi, en plus de la géothermie, l'isolation de l'enveloppe a été augmentée, les infiltrations d'air contrôlées et les concepteurs ont opté pour des matériaux ayant une masse thermique pouvant, comme le bois, emmagasiner la chaleur.

Le budget du projet s’élève à 7,35 M$.