Cecobois

Les forêts absorbent le CO2 de l'atmosphère et, par conséquent, l'utilisation de 1 m3 de bois permet de retirer 0,9 tonne de CO2 de l'atmosphère.

L’utilisation du bois en construction contribue largement à la lutte contre les changements climatiques par la séquestration du carbone atmosphérique dans le bois et par la substitution de produits plus énergivores et polluants à fabriquer tels que l'acier ou le béton. 

Par le processus de la photosynthèse, les arbres en croissance absorbe le CO2 de l'atmosphère, séquestre le carbone (C) dans le bois et libère l'oxygène (O2) dans l'air. Le bois est un composé chimique complexe dont environ la moitié de son poids sec (anhydre) est constitué d'atomes de carbone. Ce carbone reste dans le bois même après que l'arbre soit récolté ou qu'il soit transformé en produit. Ainsi, il est reconnu que l'utilisation de 1 m3 de bois de construction permet de retirer de l'atmosphère 0,9 tonne de CO2

Représentation graphique du cycle du carbone
Illustration : CEI-Bois/EPF

La séquestration du carbone atmosphérique dans les produits du bois permet donc de compenser le déséquilibre actuel dans le cycle du carbone à l'échelle mondiale, lequel contribue aux changements climatiques. Ceci est reconnu par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), un corps scientifique créé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Un rapport de 2007 d’un groupe de travail du GIEC III indique que les forêts enlèvent le carbone de l'atmosphère et, en même temps, fournissent les produits dont la société a besoin pour le bois de construction, la fibre et l'énergie. À titre d'exemple, une construction typique à structure de bois de 2 400 pieds carrés contient l'équivalent de 29 tonnes métriques de carbone, ou l'équivalent de l’émission de gaz participant à l'effet de serre que génère une voiture de tourisme sur cinq ans (environ 12 500 litres de l'essence).

De surcroît, le procédé de fabrication du bois requiert moins d'énergie et est beaucoup moins polluant que celui d'autres matériaux tels que l'acier ou le béton. En substituant ces matériaux par le bois, on évite ainsi l'émission de CO2, jusqu'à 1,1 tonne selon le cas Le bois et l'analyse du cycle de vie.

Enfin, lorsque la biomasse (résidus de bois) est employée au lieu des combustibles fossiles, cela contribue à diminuer l'apport en dioxyde de carbone dans l'atmosphère étant donné qu'il s'agit d'une source d'énergie plus propre et renouvelable. Au cours de la combustion du bois, le carbone atmosphérique préalablement extrait de l'atmosphère et séquestré dans le bois est remis en circulation dans l’air et ce cycle du carbone est considéré comme étant neutre. En revanche, la combustion de combustible fossile comme le mazout lourd et le charbon qui sont extraits du sous-sol terrestre constitue un apport net (supplémentaire) de CO2 dans l'atmosphère. La bioénergie peut provenir par exemple des résidus de la récolte de bois, des résidus urbains, des résidus de démolition ou de résidus industriels.

Pour promouvoir le bois comme matériau écologique, on utilise souvent l'affirmation que 1 m3 de bois correspond l'absorption de 1 tonne de CO2.

Cette approximation est fondée sur le raisonnement suivant :

  • D'une part, une masse de bois anhydre (sec) est composé d'environ 50 % de carbone (C). Autrement dit, 1 kg de bois sec correspond à 500 g de carbone.
  • D'autre part, comme le bois résineux a une densité d'environ 0,4 à 0,5, on peut dire que 1 m3 de bois pèse environ 0,5 tonne.
  • Selon les rapports des masses molaires, il faut 1 kg de carbone pour obtenir 3,67 kg de CO2 (équation 1).

Équation 1
C = 12, O = 16, CO2 = 44, donc 44/12 = 3,67

En multipliant ces différents rapports (équation 2), on arrive effectivement à un facteur de conversion tout près de 1 (0,9 tonne de CO2 pour 1 m3 de bois).

Équation 2
0,5 kg C * 0,5 T bois * 3,67 kg CO2 = 0,9 T de CO2 /m3 de bois

Sources